Connaître l'histoire d'un gâteau, c'est aussi mieux comprendre sa construction. Voici quelques incontournables :
| Classique | Époque | Origine | Anecdote |
|---|---|---|---|
| Tarte Tatin | XIXᵉ s. | Sologne | Née d'un renversement accidentel par les sœurs Tatin à leur hôtel de Lamotte-Beuvron |
| Paris-Brest | 1910 | Paris | Créé par le pâtissier Louis Durand pour commémorer la course cycliste Paris-Brest-Paris. La forme ronde évoque une roue de vélo |
| Opéra | 1955 | Paris | Créé par Cyriaque Gavillon chez Dalloyau. Le nom viendrait de l'Opéra de Paris, dont il rappellerait l'élégance |
| Macaron parisien | XXᵉ s. | Paris | Popularisé par Ladurée, puis réinventé par Pierre Hermé qui en a fait un objet de haute pâtisserie |
| Éclair | XIXᵉ s. | Perfectionné par Carême sous le nom de pain à la duchesse, il doit son nom actuel à la rapidité avec laquelle on le dévore | |
| Religieuse | XIXᵉ s. | Paris | Créée chez Frascati vers 1856. La superposition des deux choux et la collerette de crème rappellent la silhouette d'une religieuse |

Conclusion
La pâtisserie française n'est pas née d'un coup. Elle est le fruit de siècles d'échanges, d'inventions, de transmission et de passion. Chaque geste appris en atelier porte en lui une histoire : la pâte feuilletée qu'on abaisse et qu'on tourne vient de la Renaissance, la crème qu'on monte rappelle Vatel, la chouquette qu'on poche est l'héritière de Carême.
Connaître cette histoire, c'est mieux comprendre chaque geste appris en atelier.
